Le débat sur le prix de la musique est aussi vieux que Napster et les premiers logiciels de partage de musique en P2P. Pour caricaturer, il oppose les partisans de l'économie à l'ancienne aux partisans de la révolution numérique. Pour les premiers, un musique c'est une prix lié à son bundle, son support de stockage, son support de lecture, les oreilles qui vont l'écouter, et pleins de paramètres obscurs. On s'en retrouve à 10 à 15€ l'album seul, 15 à 20€ un album collector et 0.80 à 2€ le titre unique. C'est dans ce groupe que Hadopi apparaît comme LA solution.
Puis, il y a le groupe de la révolution numérique. Pour eux, l'accès à la musique s'apparente à un droit presque constitutionnel. Internet ayant rendu tellement aisé l'échange de musique numérisée, que les coûts d'une musique ne devraient représenter que l'additions des frais d'enregistrement et de paiement du musicien. Un argument qui revient souvent est de dire "moi je l'ai découvert en téléchargement illégal et maintenant je vais à ses concerts, donc il gagne plus". Ce n'est pas complètement faux, mais c'est un peu hypocrite.
Car je pense que tout le monde est un peu hypocrite dans l'histoire. Les majors sont hypocrites de vouloir imposer leurs prix à coup de lobbying politique. Mais les opposants sont hypocrites de dire que l'offre à un prix raisonnable n'existe pas et que eux savent mieux que les artistes comment ils doivent payer ces derniers.
L'offre existante permet à TOUT LE MONDE, quelque soit la bourse de trouver son bonheur :
- La proposition "majors" décrite plus haut. On la trouve sur les grands sites de téléchargements type iTunes, Amazon, Fnac.com ou en version "physique" chez tous les disquaires.
- Pour ceux ayant un revenu régulier, les offres par forfait type Spotify ou Deezer sont très bien. Pour 10€ par mois vous avez de la musique à volonté.
- Pour ceux qui ne veulent pas payer il reste les sites de musique libre type Jamendo et LA RADIO !
Donc oui, l'offre existante doit permettre à chacun d'écouter la musique qu'il veut.
Et pour ceux qui me disent que le dernier Shakira est trop cher mais qu'ils veulent l'écouter, ben ILS S'EN PASSENT ! Moi j'aimerai bien aller manger tous les jours dans des restaurants étoilés, mais je n'en ai pas les moyens, donc je vais à MacDo.
Et si certains artistes, vous trouvez que vos concerts ne se remplissent pas, cherchez à vous faire connaitre par des réseaux hors de la publicité traditionnelle. Beaucoup réussissent, pourquoi pas vous ?
Donc stop l'hypocrisie et apprenez à respecter le choix de distribution de l'artiste.


La je crois que tu veux exprimer une idée utopique. Je m'explique.
RépondreSupprimerL'offre n'est pas suffisante. Premièrement la radio ne diffuse que des nouveautés ou dès anciens hits ( à la nostalgie ). Ensuite, moi qui utilise Spotify en version payante... Il manque des artises, des albums... Le plus fun c'est quand tu choisis certains morceaux. Tu les conservent sur une playlist. Là, la maison de disque décide que l'album n'est "plus disponible à l'écoute".
J'aime le blues, va en trouver à la radio, sur Spotify, chez les disquaires... Ils n'en ont pas.
L'offre n'est pas suffisante, gratuite ou payante.
Au contraire, c'est ta vision qui est utopique.
RépondreSupprimerSous prétexte que le contenu est dématérialisable, tout le monde veut y avoir accès.
Mais aucun domaine "physique" n'offre cela. Il faut une offre graduée c'est tout.
Dans l'automobile, tu paies un Logan 7000€, une Peugeot 15000€ et une BMW 30000€. Ca parait logique.
Ben dans la musique, c'est pareil. Le bas de gamme c'est gratuit et radio, le moyen de gamme c'est Spotify, le haut de gamme le prix à l'unité.
Si dans la gamme que tu vises l'artiste n'est pas dans le catalogue, c'est que lui a décidé d'être dans une gamme supérieure.
Si t'es pas d'accord tu l'écoutes pas.
Un point c'est tout !
Pour la comparaison avec les voiture c'est un syllogisme. Puis qu'un un artiste peut etre dans tes trois gammes.
RépondreSupprimerLady gaga est à la radio, sur Spotify et sur CD.
Quand les CD ne sont plus disponibles à l'écoute, ce sont les maisons de disques qui l'écoute. Pour preuve, j'en veux que des disque d'artistes décédés changent de statut. Je ne pense qu'ils n'ont rien décidé.
Je dis qu'aucune offre n'est complète et tu me dis que ma vision est utopique.
Du coup tu parles de gammes de musique, il va déjà pouvoir être en mesure de classer les artistes ou leur morceaux. Si tu n'y arrive pas. Le concept d'offre graduelle s'envole.
Je dis que l'offre n'est pas suffisante et que le monde musical est un monde de rareté.
Tu dis que les CD sont les plus chers, donc le plus haut de gamme. Cependant, avec les modes d'écoute moderne ce sont les plus contraignants. Dommage, pour du haut de gamme.
Pour les artistes décédés, je parle de propriété d'exploitation. Elle peut être vendue ou héritée après la mort. Donc ça ne change pas le propos.
RépondreSupprimer"Du coup tu parles de gammes de musique, il va déjà pouvoir être en mesure de classer les artistes ou leur morceaux. Si tu n'y arrive pas."
Rien à voir. Ce n'est pas à moi de décider du placement marketing des chansons d'un artiste. C'est à lui seul de décider.
Je reviens sur l'exemple de la voiture. Si demain BMW fait une voiture plus pourrie qu'une Logan mais décide de la vendre au même prix que ses autres BMW car c'est BMW et que ça suffit à le justifier,
Par contre, quand je parle d'offre graduelle, c'est bien sur pour illustrer. Ce serait plutot d'offre segmentée dont il faut parler.
La musique est un produit commercial comme un autre. Malheureusement, il véhicule des valeurs que veulent défendre les artistes mais dont se contrefoutent les majors.
Mais ce n'est pas à la personne qui veut écouter de faire la police.
"La musique est un produit commercial comme un autre." Jorodan
RépondreSupprimer-> Faux la musique est un produit culturel, pas les voitures.
A mon sens les produits culturel doivent être accessible à tous pour l'épanouissement de chacun.
Alors que les voitures c'est un produit de consommation pur, qui sert principalement a compenser par la taille un attribut masculin.
Si les produits culturels doivent être accessibles a tous, alors les collections privées d'art qui ne sortent jamais des demeures de leur propriétaire ne devraient pas exister.
RépondreSupprimerLe musique est un culture populaire certes, accessible a tous certes.
Mai non chaque morceau de musique ne doit pas être accessible a tous de la même façon que tous les tableaux de peinture ne peuvent pas être accessibles a tous.
C'est pas parfait, mais déjà les musées et les expo (notamment de collections privée) financé en parti par l'état, c'est dans l'idée. Alors que pour la musique on a Hadopi ...
RépondreSupprimerEffectivement l'art classique est soutenu par l'état. Alors que du coté de la musique. Il y a celle considérée comme de l'art Beethoven, Mozart ... Alors que les autres sont juste des produit de consommation. Et les autre qui sont entre les deux sont souvent oublié. Et c'est mon propos. Je souhaiterais une meilleure exposition des œuvres entre ces deux mondes.
RépondreSupprimerJe suis d'accord sur le fait que la musique ai un un double statut, celui de produit et d'oeuvre d'art.
RépondreSupprimerTu dis que la musique ne 'doit' pas être accessible à tous. Mais pourquoi donc?
Je ne dis pas qu'il faut tout pirater, puisque les artistes ont travaillé pour créer, ce que je dis c'est qu'il vaut définir des nouveaux modes de rétribution.
Il ne faut absolument pas se laisser à aller a des politiques hybrides dérivée du système actuel. Il nous montre tous les jours un peu plus de rigidité.
Marc, ta remarque sur les voitures est débile...
RépondreSupprimerCela dit mon nom aussi
RépondreSupprimer"Tu dis que la musique ne 'doit' pas être accessible à tous. Mais pourquoi donc?"
RépondreSupprimerNon non ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu'elle ne doit être accessible que selon la méthode que désire l'auteur. Et si l'auteur est un con, malheureusement il ne faut pas pirater pour autant.
Ils restent encore dès limites dans les offres, surtout dans le domaine de l'interopérabilité. Par exemple, Itunes ou Spotify (la version payante) ne sont pas disponible sous GNU/Linux. De même pour deezer qui est comme un site bien lourd avec flash.
RépondreSupprimerMais je suis d'accord sur le fond. Les besoins/envies de piratages sont bien moins justifiables, et même à mon sens vont devenir inutiles: Avec un abonnement spotify j'ai accès à ton le catalogue d'un clic en streaming, mais aussi sur mon smartphone, peut être dans quelques années aussi sur ma télé, radio, réfrigérateur... C'est à mon sens cette plus-valu qui va faire régresser le piratage. Surtout si on combine cela avec des offres FAI.
Par contre, ce que je trouve tout de même étrange, c'est le prix des morceaux à l'unité en numérique. Cela coûte souvent bien moins cher d'acheter l'album chez un disquaire ou une grande enseigne
-Je trouve d'ailleurs que le prix des CD vendu en magasin à baissé depuis quelques années. La moyenne tournant vers les 15€ avec parfois des perles à 7€-
Pour un support/jaquette/livret et un qualité sonore meilleure.
A terme, pour conclure mon commentaire, j'utilise une consommation en 2 temps: l'une de masse, pour écouter plein de musique différente grâce aux offres de streamings, très sympathique pour le boulot, tester des artistes, partager ses coups de cœur, et l'une de collectionneurs, où l'on gère son jardin musicale, sélectionner les albums que l'on veut posséder dans son audiothèque. J'attends d'ailleurs une offre similaire pour les mangas/comics.
N'étant pas utilisateur de Linux au quotidien, je n'avais pas pensé à l'interopérabilité.
RépondreSupprimerMerci de ton complément.